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Vendredi 02 octobre 2020
Écrit par Profina

Le référendum de Nouvelle-Calédonie en 4 questions

L’avenir institutionnel de l’archipel du Pacifique se discutera à nouveau ce dimanche 4 octobre, deux ans après le précédent référendum d’autodétermination. Un rendez-vous historique porteur de nombreux enjeux.

 

 

Sur quel sujet les électeurs sont-ils invités à s’exprimer ?

La Nouvelle-Calédonie s’apprête à s’exprimer pour la deuxième fois sur son accès, ou non, à l’indépendance. Une consultation qui s’inscrit dans la continuité des accords de Matignon-Oudinot de 1988 et conformément à l’accord de Nouméa de 1998. Collectivité d’outre-mer à statut particulier, unique dans le paysage républicain français, l’archipel du Pacifique devra à nouveau s’exprimer, deux ans après le référendum de 2018 qui s’était soldé par la victoire du Non, à 56,7 %. Un résultat serré qui ne permet pas d’entrevoir l’issue de ce nouveau scrutin.

 

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » C’est la question à laquelle 180 640 électeurs devront répondre ce dimanche 4 octobre. Les camps politiques ont évolué depuis 2018 et six formations ont participé à la campagne. Certaines pour l’indépendance, d’autres contre, mais également un appel à une troisième voie d’une formation n’ayant donné aucune consigne de vote, voulant incarne le « vivre-ensemble » calédonien.

 

Quelle place l’économie prend-elle dans cette consultation ?

Le nickel constitue l’un des fondements de l’économie néo-calédonienne. Les accords de Bercy, signés le 1er février 1998, ont établi un préalable « économique, métallurgique et minier » à l’accord de Nouméa, permettant l’échange de certains massifs minier et la construction d’une usine dans la Province Nord. Cet enjeu était au cœur des revendications indépendantistes dans les années 1980 et 1990. Aujourd’hui, l’économie du nickel représente un enjeu d’avenir et la Société Le Nickel (SLN) est le premier employeur de l’archipel.

 

L’économie tente néanmoins de se diversifier. Le tourisme durable constitue une piste de développement importante, cohérente avec l’augmentation continue de la fréquentation touristique ces dernières années. En 30 ans, les progrès économiques ont été importants sur le Caillou. Les inégalités se sont en partie résorbées et les indicateurs socio-économiques de l’archipel approchent désormais ceux de ses voisins australiens et néo-zélandais. 

 

Quels sont les enjeux sociaux et sociétaux ?

Les enjeux sociaux sont au centre des arguments des deux camps. Les anti-indépendantistes défendent l’idée que les systèmes de santé et d’éducation largement accessibles ne pourront pas être maintenus en l’état en cas de victoire du Oui. Leurs opposants considèrent l’archipel comme suffisamment prêt pour prendre en charge la totalité des compétences régaliennes qui découleraient d’un accès à l’indépendance.

 

Par rapport à 2018, les questions de citoyenneté et de nationalité sont devenues plus centrales. Bien que la Nouvelle-Calédonie soit un exemple en matière de « vivre-ensemble » et qu’un important travail ait été effectué ces dernières décennies pour que chaque communauté trouve sa juste place dans la société, la question identitaire reste prégnante. Le sujet de la citoyenneté pourra évoluer à l’issue du référendum, quelle qu’en soit la réponse. 

 

Que se passera-t-il au lendemain du référendum ?

Le champ des possibles est entièrement ouvert pour l’avenir. L’originalité de son modèle institutionnel a déjà montré que la Nouvelle-Calédonie avait les ressources pour imaginer son fonctionnement optimal. Le Oui comme le Non ne représentent pas l’alpha et l’oméga de la politique institutionnelle du Caillou. Un éventail de possibilités existe entre ces deux options et pourront être discutées le cas échéant.

 

En cas de victoire du Non, une dernière consultation pourra être organisée. Les accords signés ces dernières années prévoyaient la possibilité d’organiser trois consultations d’autodétermination. Certains appellent déjà à ce que ce troisième rendez-vous, s’il devait se produire, ne porte pas sur l’indépendance mais sur un nouveau projet de société porteur d’un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie. Une situation qu’il faudra étudier au lendemain du référendum…

 

À suivre, dans le prochain article de Profina.


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