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Lundi 31 août 2020
Écrit par Profina

Les projets miniers ont-ils un avenir en Guyane ?

L’extraction aurifère industrielle est un sujet de dissensions en Guyane. Levier de croissance et créatrice d’emplois pour ses défenseurs, elle se heurte aux exigences environnementales croissantes pour ses détracteurs. 

 

 

Montagne d’Or : l’abandon d’un projet emblématique

C’était un projet d’envergure qui prévoyait l’exploitation d’une mine d’or de 800 hectares, sur 200 mètres de profondeur. Ce projet à ciel ouvert a attendu l’autorisation du gouvernement durant deux ans. De longs mois durant lesquels les oppositions locales et nationales se sont faites nombreuses. L’organisation non gouvernementale WWF avait appelé le gouvernement à y renoncer en « faisant le pari de la valorisation des ressources locales et renouvelables du territoire ». Pour cause : le projet prenait place à quelques centaines de mètres d’une réserve biologique.

Face aux oppositions et aux risques environnementaux, le gouvernement a décidé en mai 2019 d’abandonner le projet. C’est lors du premier Conseil de défense écologique qu’a été constatée « l'incompatibilité du projet actuel minier Montagne d’Or avec les exigences de protection de l’environnement ». La décision s’était accompagnée de l’annonce d’une réforme du Code minier, permettant de mieux respecter ces exigences, qui attend encore d’être discutée au Parlement. Cette décision symbolique aurait pu marquer la fin des projets miniers en Guyane. 

 

La question de l’emploi et de l’économique locale

La décision n’a cependant pas fait l’unanimité, notamment auprès des acteurs qui y voyaient une occasion de relancer l’économie guyanaise. Dans ce camp, beaucoup brandissent l’exemple calédonien dont l’extraction de nickel représente un atout de développement majeur. La comparaison s’arrête cependant là, le tissu économique calédonien étant différent. Les activités minières et métallurgiques demandent peu de main-d’œuvre, alors même que le taux de chômage en Guyane est élevé. Une promesse d’embauche à laquelle le projet Montagne d’Or n’aurait pas nécessairement répondu. Début 2019, WWF France publiait une étude qui indiquait que le nombre d’emplois créés serait inférieur de moitié aux estimations de la compagnie minière.

Un débat relancé avec l’émergence du nouveau projet minier « Espérance ». Là encore, la promesse d’emplois semble faible : 220 à 335 emplois seraient créés par l’activité minière, auxquels les emplois indirects s’ajoutent, là où Montagne d’Or prévoyait 750 emplois directs et 3 000 emplois indirects. La Compagnie Minière Espérance (CME), co-porteuse du projet avec la compagnie étasunienne Newmont, affirme vouloir répondre aux exigences environnementales. Ce projet « devrait permettre de faire émerger une industrie minière exemplaire […] et de participer au développement d’infrastructures respectueuses de l’environnement » affirme l’entreprise.

 

Le projet « Espérance » verra-t-il le jour ?

Il s’agit d’un projet d’envergure qui prévoit l’extraction de 20 millions de m3 de roches. Avec une fosse de 300 mètres de profondeur, s’étendant sur 1,5 km, le premier gisement pourrait représenter 65 tonnes d’or. Ce projet minier, situé en forêt, suppose également la construction d’une usine de cyanuration. La CME prévoit d’entamer son exploitation en 2025. Afin d’y parvenir, une demande de renouvellement de la concession qu’elle détient déjà a été adressée à la commission départementale des mines de Guyane, instance chargée de rendre un avis consultatif le 29 avril dernier.

Alors que la commission a rendu un avis favorable, les autorités ont dû faire face à une levée de boucliers. Quand bien même le cheminement réglementaire ne fait que commencer et qu’aucune décision n’a encore été prise en la matière, la ministre de la Transition écologique de l’époque, Élisabeth Borne, a pris la parole pour rappeler que cette décision ne constituait « en rien une autorisation d’exploitation ». Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est pour sa part prononcé en faveur du partenariat entre la CME et Newmont. Cependant, l’exploitation nécessite une autorisation administrative. Un processus au cours duquel la compatibilité du projet avec l’environnement sera jugée. Un rapport de l’administration[1] note en effet que « les perspectives d’exploitation sont encore incertaines ». Une enquête publique doit encore être effectuée avant que le Conseil d’État ne valide le projet par décret.

L’exploitation de la mine « Espérance » est donc, pour l’instant, largement suspendue à une décision de l’administration et incarne, déjà, un nouveau symbole.

 

 

[1] Rapport de la Direction générale des territoires et de la mer en Guyane


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