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Mardi 27 mars 2018
Écrit par Profina

Mayotte en crise : quelles conséquences pour les entreprises locales ?

Bien que Profina ne soit pas encore présente à Mayotte, nous nous sommes tout de même intéressés à sa situation actuelle aux vues des relations et échanges que nous avons avec nos partenaires en outre-mer. Depuis mi-février, l’archipel de Mayotte est confronté à une crise importante. En effet, les manifestants revendiquent un renforcement de la sécurité sur l’île ainsi qu’un meilleur contrôle concernant les migrants clandestins. Le 101e département se retrouve donc depuis plus d’un mois bloqué par diverses manifestations de mécontentement, impactant ainsi directement l’économie de l’île et ses entreprises.

 

Comment se manifeste ce mécontentement et quelles sont les conséquences pour les entreprises locales ?

 

Ayant rapidement pris de l’ampleur, les manifestations au sein du département prennent des formes diverses. Des barrages routiers sont régulièrement mis en place bloquant par conséquent les échanges au sein de l’archipel, des opérations escargot sont également organisées. Le mercredi 7 mars à également eu lieu la journée « île morte » qui selon les autorités et les organisateurs a regroupé entre 3 et 15 000 personnes. Le 11, c’était au tour du port principal de se retrouver bloqué et le 13, plusieurs milliers de personnes défilaient à Mamoudzou alors que la ministre de l’outre-mer Annick Girardin était présente sur l’île.

Ces manifestations quotidiennes impactent cependant l’économie locale. Des chefs d’entreprises et le MEDEF de Mayotte dénoncent les séquelles que vont entrainer ces manifestations sur l’économie de l’île. Le fait que des barrages routiers ou que des blocages de ports soient quotidiennement mis en place impacte les échanges et les ravitaillements, forçant donc certains commerces ou entreprises à ne plus travailler. Carla Baltus, présidente du MEDEF Mayotte, explique en effet dans un entretien donné au journal de l’île le 14 mars dernier que « les chantiers sont tous bloqués » et que de nombreuses entreprises ne travaillent plus du fait justement de cette lenteur au niveau des échanges. L’insécurité est également un facteur dissuasif pour bon nombre de directeurs d’entreprises qui ont fermé leurs portes pour un temps craignant pour la sécurité des ces dernières. Ainsi depuis plus d’un mois le chiffre d’affaire des entreprises mahoraises varie entre 0 et 50 % impactant directement l’économie de l’archipel qui peut être susceptible de voir son PIB par habitant, déjà faible par rapport aux autres régions françaises ( 7 940 euros en 2012 contre 31 100 euros en moyenne par habitant dans les autres régions ), encore diminuer du fait de cette perte de revenus.

 

Quelles solutions ?

 

Par l’intermédiaire du MEDEF Mayotte, le monde patronal a donc pu rencontrer la ministre de l’outre-mer Annick Girardin. Si après coup, les manifestants mahorais ont jugé les propositions de la ministre insuffisantes, les directeurs d’entreprises, eux, ont pu proposer diverses solutions afin de venir en aide aux entreprises locales et relancer ainsi l’économie de l’île. Des solutions ont donc émergé de ce dialogue tel que par exemple la demande de mise en place d’une politique de développement dans l’île et dans la région en s’appuyant sur les entreprises locales. Une année blanche sur les charges sociales ainsi que la mise en place d’une zone franche globale permettraient de sauver bon nombre d’entreprises durement impactées par les blocages et manifestions, prévoyant des séquelles à plus de 6 mois.  Dans une lettre adressée aux élus de Mayotte communiquée dimanche, la ministre de l’Outre-mer, évoque des mesures en lien avec ces problématiques :

  – Examen des revendications de la plate-forme des collectifs et de l’intersyndicale, qui feront l’objet d’une réponse du gouvernement dans un délai d’un mois à dater de leur transmission

– Les personnes missionnées par Mme Girardin y travailleront dans ce délai en lien avec l’ensemble des parties prenantes

– Représentants des collectifs et de l’intersyndicale régulièrement associés et informés de l’avancement des travaux de cette mission

Malgré un accord de principe trouvé entre la ministre et les organisateurs du mouvement social, ce dernier à été rejeté par la base. Ainsi, le gouvernement doit encore dialoguer avec les organisateurs des différents mouvements et entendre les demandent des organisations patronales afin de limiter la crise qui touche les entreprises locales et permettre ainsi la relance de l’économie au sein de l’archipel.


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